La voiture électrique, un booster d’innovation

À l’heure où les réserves de pétrole s’amenuisent chaque jour un peu plus, la course à la voiture propre s’intensifie, à l’image du constructeur Renault, qui lui, mise sur le 100 % électrique. Mais la France reste dans l’attente d’un saut technologique pour remplacer les véhicules thermiques.

La course au tout électrique dope l’innovation

Tous les constructeurs automobiles sont désormais engagés dans une course effrénée à l’électrique. Ce type d’énergie est en effet plus propre, mais la technologie reste trop peu avancée pour que des véhicules tout électriques (VE) puissent prétendre remplacer les automobiles thermiques. Autonomie, fiabilité, puissance, réseaux d’approvisionnement, coût de production, sont autant de facteurs encore difficiles à gérer, pour proposer des véhicules 100 % électrique à la hauteur des attentes des consommateurs. Ainsi, pour pouvoir commercialiser au plus vite des VE, dignes de ce nom, les constructeurs automobiles ont redoublé d’effort ces dernières années, en faisant de leur R&D une priorité stratégique. Il en résulte des avancées significatives qui nous font toucher du doigt, la voiture du futur.

Toyota, en avance sur ses concurrents

Le fabricant japonais a créé la surprise en ayant mis au point une batterie lithium-polymère qui dépasse de loin les capacités des batteries des autres constructeurs. Renault, qui malgré ses efforts et sa focalisation sur le tout électrique, se fait, là, distancer par Toyota. Ce dernier pourrait très prochainement commercialiser des véhicules comportant cette nouvelle technologie, portant l’autonomie des voitures 100 % électriques de 100 km à plus de 700 km. De quoi séduire les consommateurs, et les inciter à passer « au vert », en préférant acheter une voiture propre. La technologie lithium-polymère de Toyota, permet également d’être adaptée à des véhicules nécessitant une grande puissance. Une révolution pour la course aux véhicules électriques, qui aurait tout de même besoin d’un coup de pouce des états. Mais c’est là tout le problème, et surtout en France, car le gouvernement ne semble pas être très attentif, notamment aux énergies alternatives comme l’hydrogène, qui pourtant, pourraient être rapidement mises sur le marché.

Des véhicules à l’hydrogène : pourquoi pas ?

Plus qu’une course au véhicule 100 % électrique, c’est l’ambition de créer une voiture propre qui booste l’innovation. Et cette dernière ne prend pas forcément la direction du tout électrique. Plusieurs constructeurs s’apprêtent en effet, à commercialiser d’ici 2015, des véhicules utilisant de l’hydrogène comme carburant. La motorisation reste elle électrique, mais c’est de l’hydrogène qui vient l’alimenter. Alternative idéale, le soutien de l’état français est indispensable pour les constructeurs automobiles et fournisseurs d’hydrogène. Mais une fois encore ce dernier reste peu engagé. Pourtant, les avantages de cette technologie ne sont pas des moindres. Premièrement, et contrairement au 100 % électrique (alimentation par batteries), qui demande un temps de charge important, l’alimentation par hydrogène se fait en station-service, et ne prend pas plus de temps qu’un traditionnel plein d’essence. Ce qui ne change en rien les habitudes des conducteurs, et faciliterait donc un désintéressement rapide aux énergies faciles. Tout électrique, ou hydrogène, la voiture du futur est pour demain, mais faudrait-il encore que le gouvernement soit davantage concerné.