La technologie GPS se met au service de l’environnement

La protection de la planète est l’enjeu majeur pour l’humanité. Ce ne peut être l’affaire des seuls spécialistes. Cela justifie que tout le monde soit mis à contribution, grâce au Smartphone et au GPS.

Tous au service de l’environnement
Nous utilisons des satellites tous les jours. Ils sont indispensables pour nos communications et même quand nous regardons la télévision. Et depuis longtemps, nous sommes en permanence géolocalisés. Notre GPS, qu’il soit dans notre véhicule ou dans notre Smartphone nous indique au mètre près notre position. Ces technologies sont désormais utilisées pour la protection et la surveillance de l’environnement. Il est en effet crucial pour les chercheurs et les spécialistes de disposer d’informations complètes et à jour sur la faune ou la flore, ainsi que sur les conditions atmosphériques ou les pollutions. Ce sont ces informations qui leur permettent d’établir des cartes environnementales valides, et en permanence actualisées.
Plusieurs projets nous permettent désormais de contribuer à ce recensement, dont la précision implique le plus grand nombre « d’enquêteurs ». Ainsi, le projet Noah sous-titré « Des citoyens scientifiques partout » propose à tous de participer à l’étude de la faune et de la flore de sa région, en transmettant aux scientifiques une foule d’informations. Pour cela, un simple Smartphone suffit. Autre projet comparable, Urban Edibles propose de participer au recensement des plantes médicinales ou à particularités notables dans sa région. Ces informations sont compilées sur le site d’Urban Edibles. Quant aux futurs Smartphones, ils devraient comporter des capteurs de pollution, ou permettre de s’y connecter. Mettant des millions de personnes au service de l’environnement.

Les GPS à la rescousse de la nature

Dans la lutte contre les trafics de bois précieux et les dégradations environnementales, on utilise déjà le GPS. Ainsi, Helveta, une société britannique, est spécialisée dans la traçabilité des matières premières. Elle fournit par exemple à des tribus africaines des GPS qui leur permettent de fournir un grand nombre d’informations sur les caractéristiques de leurs forêts. Mais ces technologies ne s’adressent pas qu’à l’Afrique et sont généralisées à toute la planète. Des codes-barres et aussi des puces électroniques sont introduits dans les troncs afin de suivre avec précision les arbres, et de lutter contre les trafics. Les sociétés forestières qui veulent se prémunir contre toute accusation de contrebande ou de complicité sont d’ailleurs les premiers clients d’Helveta.
Enfin, ces technologies sont également développées dans la prévention des catastrophes naturelles. En effet, des informations complètes et mises à jour en permanence peuvent se révéler cruciales. Ainsi, tout changement, ou variation peut alerter les scientifiques et permettre d’éviter un accident majeur. C’est dans cette optique que la Fondation américaine pour la science, le pendant du CNRS français, a lancé son projet d’un vaste réseau d’observation de la nature. La fondation va consacrer un budget de 434 millions de dollars à ce projet. Des capteurs vont couvrir 24 États et relever des informations sur la faune, les évolutions climatiques, les déplacements d’espèces, etc. Des informations qui seront très précieuses pour les scientifiques.