Produire de l’électricité avec des déchets organiques : mode d’emploi

Le méthane ou biogaz a été découvert par Volta en 1776. Sa production est encouragée dans les pays occidentaux à la recherche d’énergies alternatives à celles issues des hydrocarbures. En Moldavie, c’est une première.

Une énergie propre

La fabrication du méthane est assez simple. L’un de ses procédés est industriel, c’est la méthanation, inventée par un Français, prix Nobel de chimie : Paul Sabatier. L’autre méthode est beaucoup plus naturelle et ancienne, c’est celle de Volta : la méthanisation. Dans ce processus, on utilise les déchets d’une ferme agricole que ce soit le fumier, la paille, les déjections animales. Il suffit alors de stocker cette manière première au coût particulièrement modique dans un réacteur. La fermentation produit le biogaz. Ce biogaz peut être utilisé pour dispenser de la chaleur. Mais surtout, relié à une turbine et à un générateur, il permet de produire de l’électricité. La production suffit pour alimenter une ferme, ou plusieurs installations à l’entour. Elle peut aussi être revendue à l’État.

L’intérêt pour les fermiers n’est pas contestable. Tout d’abord, la méthanisation produit également du fumier méthanisé. Or, celui-ci est beaucoup plus riche en azote, donc plus fertile. Les agriculteurs peuvent ensuite valoriser des matières qui provoquent des désastres écologiques. En effet, les sols et les nappes phréatiques sont pollués gravement par les lisiers issus des déjections de leurs cheptels. La récupération de ces matières est une priorité. D’autre part, l’agriculture est un secteur en accusation, quant à son impact négatif sur l’environnement et le réchauffement climatique. La production d’une énergie propre contribuerait à restaurer une image particulièrement négative.

Une énergie bon marché

La méthanisation nécessite des investissements qui ne sont pas négligeables. En France, les pouvoirs publics proposent des aides aux fermiers, dont les projets sont acceptés. En moyenne, les subventions publiques couvrent jusqu’à 60 % des budgets. Les installations, selon leurs puissances, coûtent entre 200 000 et 800 000 euros. Plusieurs installations en milieu agricole existent en France, et de très nombreux projets sont en cours. En Europe, l’Allemagne et les Pays-Bas sont très en avance dans ce domaine. En Moldavie, la première installation a vu le jour à la fin de l’année 2011. Elle devrait produire 50 000 kWh par mois. Avec 40 tonnes de déchets par jour.

Produite à bas coût, l’électricité est rachetée par EDF en France pour 11 centimes le kWh. En Allemagne, le prix est de 14 centimes le kWh. Dans le cas de la Moldavie, l’exploitant vend à l’État environ 12 centimes d’euros le kWh. À ce prix, le retour sur investissement est en moyenne de 10 à 15 ans. Avec une matière première inépuisable. Parmi toutes les énergies renouvelables, le biogaz est celui dont la fabrication est la plus ancienne et la plus simple. Elle n’implique aucune technologie complexe et ne défigure pas le paysage. Pour cette raison, les Allemands ont développé un programme ambitieux de méthanisation agricole dans la logique de leur stratégie de diversification des énergies. La France leur emboite le pas, suivie par la Moldavie.

Produite à bas coût, l’électricité est rachetée par EDF en France pour 11 centimes le kWh. En Allemagne, le prix est de 14 centimes le kWh. Dans le cas de la Moldavie, l’exploitant vend à l’État environ 12 centimes d’euros le kWh. À ce prix, le retour sur investissement est en moyenne de 10 à 15 ans. Avec une matière première inépuisable. Parmi toutes les énergies renouvelables, le biogaz est celui dont la fabrication est la plus ancienne et la plus simple. Elle n’implique aucune technologie complexe et ne défigure pas le paysage. Pour cette raison, les Allemands ont développé un programme ambitieux de méthanisation agricole dans la logique de leur stratégie de diversification des énergies. La France leur emboite le pas, suivie par la Moldavie.