Récylum sensibilise à la récupération des ampoules basse consommation

Avec la raréfaction des composants des ampoules à basse consommation et l’arrivée d’un nouveau procédé de recyclage, Récylum décide de sensibiliser le public, pour l’inciter à agir. Eco-organisme agréé par l’État pour l’élimination de lampes usagées, Récylum déplore en effet, un manque d’activisme de la part des citoyens, et entend bien changer les comportements.

Le citoyen, au cœur du recyclage

Aujourd’hui, la France arrive à recycler ses ampoules à basse consommation à hauteur de 95 %. Mais jusqu’alors, les métaux entrant dans la composition de ces ampoules n’étaient eux, pas recyclés. Ainsi, les ampoules usagées étaient revalorisées, mais pas pour en fabriquer de nouvelles. Récupérés et stockés définitivement de la même façon que le mercure sur des sites agréés, les métaux pourront dorénavant être recyclés. Voilà pourquoi Récylum s’est lancé dans une campagne de sensibilisation auprès du consommateur, car seul un tiers des ampoules usagées entre aujourd’hui dans le cycle de récupération. L’éclairage basse consommation étant dépendant des réserves de métaux de la Chine, et cette dernière réduisant ses cotas à l’export, il devient urgent que la France puisse fabriquer ses ampoules avec des réserves de métaux recyclés. Mais pour cela, les citoyens doivent être les acteurs du circuit de récupération. C’est donc à grand coup de Street marketing que Récylum entend les sensibiliser.

Opération SEMU

SEMU, pour Société d’Exploitation des Mines Urbaines, est une entreprise imaginaire spécialement créée par Récylum pour une opération au cœur du centre des affaires à Paris. Le but : récupérer des lampes à basse consommation et sensibiliser la population. Ainsi se dressait dans la capitale en octobre dernier, un chantier minier, autour d’une boite géante de onze mètres, contenant un centre d’information et un dépôt d’ampoules usagées. Bien pensée, l’opération portait sur la disparition des terres où sont extraits les métaux entrant dans la fabrication des ampoules à basse consommation. Des terres rares, que l’on trouve essentiellement en Chine. Le message était donc d’inciter les citoyens à passer à l’acte, non pour le seul motif d’une réduction de l’empreinte carbone, mais aussi, et surtout, pour la sauvegarde des terres et des matières premières. Et pour les sauvegarder, il faut recycler et fabriquer soi-même, ce qui est désormais possible.

Un recyclage à 100 %, c’est aujourd’hui possible

Le groupe chimique Rhodia a changé la donne avec un procédé qui permet le recyclage des métaux contenu dans les ampoules usagées. Ainsi, la France devient le premier pays à pouvoir recycler les ampoules à basse consommation à 100 %, métaux et verre pouvant être revalorisés pour la fabrication d’autres ampoules. Maintenant que cette opération est possible, il faut que toutes les ampoules usagées entrent dans le circuit de récupération. En effet, les métaux comme l’yttrium, le terbium ou l’europium ne sont pas des matières inépuisables, et entrent dans la fabrication de nombreux produits technologiques tels que les lecteurs Mp3, les écrans plats, les ordinateurs, etc. Aussi, pour réduire la dépendance aux réserves chinoises, c’est vers les milliers de tonnes de ces métaux qui sont déjà dans les ampoules usagées qu’il faut se tourner.