Emballer, c’est polluer

L’étude sur la toxicité des emballages réalisée par UFC-Que choisir révèle des résultats qui sèment à nouveau l’inquiétude. Cette étude montre en effet que bon nombre d’aliments sont contaminés par leur emballage, notamment par des huiles pétrochimiques. UFC-Que choisir recommande donc de respecter le principe de précaution.

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Les emballages contaminent les aliments

L’étude menée par UFC-Que choisir montre que les aliments dont la consommation est courante sont, pour bon nombre, contaminés par des huiles pétrochimiques contenues dans les encres et cartons d’emballage. Ainsi, couscous, riz, pâtes, sucre en poudre ou encore chapelure sont des aliments qui présentent une contamination importante. 14 produits étudiés sur 20 préoccupent UFC-Que choisir, car ces derniers contiennent d’importantes doses de substances chimiques. Il faut notamment faire attention à la chapelure Leader Price qui contient une dose d’huile minérale saturée dix fois supérieure aux recommandations de l’ONU, et au couscous Tipiak qui en contient 50 fois plus. Alors comment cette toxicité peut-elle encore se retrouver dans nos assiettes avec les réglementations que l’on croit rigoureuses en matière de prévention sanitaire ? La réponse est simple, il n’existe pas de taux maximum légal à respecter par les industriels. Ces derniers sont en effet contraints de mentionner scrupuleusement le contenu de leurs produits, mais pas de leurs emballages. Ayant démontré que ces derniers pouvaient avoir un effet nocif sur le contenu des produits, UFC-Que choisir réclame aujourd’hui la mise en place d’une réglementation en matière d’emballage par les États européens, car force est de constater qu’un risque sanitaire est bien réel. En effet puisque la forte propagation des composés d’emballages dans le contenu alimentaire est prouvée, une législation est nécessaire tant au niveau des encres que des composants.

Les risques liés aux emballages

Les emballages propres ne sont pas en cause dans la pollution des aliments. Ce sont les encres utilisées qui par leur dispersion, contaminent le contenu des emballages. En effet, ces encres sont issues de la pétrochimie et leur toxicité pour l’être humain bien que non reconnue à l’heure actuelle l’est pour les animaux à un niveau élevé. La confirmation d’une propagation des huiles au niveau des contenus alimentaires représente donc un risque potentiellement élevé pour la santé humaine. Susceptibles d’endommager le foie et d’entrainer des pathologies cardiovasculaires, les encres sur les emballages devraient, selon UFC-Que choisir, être remplacées par d’autres composantes moins toxiques. Il en existe d’ailleurs plusieurs, mais la réglementation n’est pas suffisamment contraignante pour pousser les fabricants à changer. C’est pourquoi UFC-Que choisir appelle les États européens à se mobiliser pour créer une loi préventive. L’association des consommateurs s’est également mobilisée et insiste auprès des pouvoirs publics français pour que ces derniers élaborent une législation mentionnant des quotas de toxicité. En guise de précaution chacun appelle donc les professionnels à changer leurs encres en attendant des réponses et plus de précision sur les risques sanitaires. L’enjeu est majeur, car il s’agit d’imposer des normes qui obligeront toutes les parties prenantes du conditionnement des produits, à réduire la toxicité des emballages.