Gouvernance associative : le rôle des administrateurs

Depuis quelques années, les contraintes législatives dans lesquelles exercent les associations se sont renforcées, et obligent les administrateurs à se professionnaliser tout en s’adaptant à de nouveaux enjeux.

asso

Les projets associatifs

En ces temps de crise, les donations se font rares et, même quand elles existent, il devient de plus en plus difficile d’en bénéficier. Les projets associatifs, dans les actions qu’ils portent, sont dorénavant suivis de près par les donateurs voulant s’assurer du bien-fondé de l’association et de la portée des projets pour lesquels ils donnent. Ainsi, les administrateurs d’associations doivent désormais modifier leur approche et se poser les bonnes questions pour convaincre les donateurs. Et parmi les nouvelles questions posées par les administrateurs dans ce nouveau contexte, il s’avère que les réponses se trouvent dans une approche considérant une utilité sociétale avérée. Autrement dit, les administrateurs d’associations doivent avoir une vision stratégique pour que les projets entrepris se traduisent en actions concrètes, dont l’impact doit être mesurable et visible. Il est donc question de transparence dans les actions, tant pour se conformer à une législation plus contraignante que pour rassurer les donateurs.

De la transparence avant tout

La réglementation, relative aux associations, renforcée, notamment depuis la crise, apporte de nouvelles contraintes parmi lesquelles, on trouve une obligation de transparence sur les actions entreprises par les associations. Chaque projet doit par exemple faire l’objet d’un compte de résultat, et les comptes généraux doivent être publiés annuellement. Mais le plus gros travail des administrateurs ne se trouve pas dans la conformité à la législation. En effet, le contexte économique a engendré une multiplication des organismes associatifs, provoquant des exigences plus fortes de la part des donateurs, de moins en moins enclins à faire des dons. Et pour les convaincre de donner, les associations doivent se professionnaliser et faire preuve d’une transparence plus grande que celle imposée par la loi. C’est donc une réflexion de fond que les administrateurs doivent mener, et ce, afin d’adopter une politique de gouvernance adaptée à ces nouvelles exigences de transparence.

La gouvernance dans le milieu associatif

Sans donateurs, les organismes associatifs ne peuvent évoluer, et à l’heure où les dons se font rares, il convient d’apporter une notion d’efficacité au fonctionnement d’une association. Il s’agit donc de mettre en place une gouvernance qui permettra une bonne répartition des pouvoirs, une mesure des risques et de la transparence sur la gestion. Ainsi, la mise en place de cette gouvernance débouche sur la création d’outils de mesure, tant au niveau financier qu’en termes d’impact sociétal. Il en découlera une appréciation qualitative de la part des donateurs, qui seront incités à faire des dons, car ils pourront en apprécier la portée sociétale, tout en sachant que leur argent est utilisé dans le seul et unique objectif pour lequel il était destiné. N’oublions pas que les nouvelles obligations RSE des donateurs publics et privés donnent lieu à ce besoin de maitrise des actions sociétales, raison pour laquelle les administrateurs d’associations doivent revoir leur approche en termes de gouvernance.