Énergie : le gouvernement veut doter les citoyens des moyens de comprendre les enjeux

Débat essentiel que celui des enjeux de l’énergie dans l’Hexagone, la voie menant vers la transition énergétique doit devenir l’affaire de tous. Trouver les véritables solutions à même d’être admises par la population est ainsi un des premiers défis. Les actions menées par les parties concernées de près ou de loin par ce débat aspirent tout d’abord à un élargissement optimal des discussions, jusqu’à englober les désidératas des citoyens et des collectivités. Les moyens mis en place dans cette optique sont alors orientés de sorte que tous soient mobilisés par cet enjeu majeur et afin que les démarches à développer pour la mise en œuvre de la politique de transition énergétique soient connues et débattues. De janvier à juillet 2013, le débat national sur ce thème s’est ainsi ouvert à tout un chacun en vue de déboucher sur une loi de programmation.

EnergieVu l’enjeu, une décentralisation du débat sur l’énergie est incontournable

Sur le fond, le principe d’une transition énergétique est bel et bien reconnu par tous. Rassemblant une centaine de membres, un Conseil national est ainsi sur le pied de guerre en vue de fixer les grands axes pour la tenue du débat afin que tous puissent apporter leurs visions et formuler leurs attentes. L’enjeu est d’une ampleur nationale, voilà pourquoi la décentralisation des discussions doit être effective jusqu’à l’échelon local pour englober citoyens comme collectivités dans le mécanisme. La création de différents comités est alors de rigueur. Le premier d’entre eux, celui du pilotage, est présidé par la ministre de tutelle Delphine Batho : il veille au bon déroulement du processus global.

De nombreuses parties prenantes pour la réussite d’un véritable débat démocratique

Vient ensuite le Comité citoyen, dont la tâche principale est de garantir l’accessibilité du débat au grand public. Le Comité de liaison du débat décentralisé est quant à lui l’instrument principal qui doit assurer la facilité des débats dans les territoires. Mis à part ces différents Comités, 5 groupes de travail orienteront les discussions selon un thème respectif. Au niveau de chaque groupe de contact, les représentants des entreprises exerçant dans la filière énergie seront appelés à siéger. Enfin, un Groupe d’experts sera réuni afin d’apporter une expertise précieuse sur chaque éventualité scientifique ainsi que pour éclairer l’ensemble des débatteurs sur les problématiques essentielles.

Un Secrétariat général pour la coordination de toutes les idées

Le cadre est donc planté pour ce débat décisif. Un maître mot revient souvent à travers les déclarations du Conseil national, puis repris unanimement par les différents groupes et comités : le débat se veut citoyen, aussi il est nécessaire qu’il soit pédagogique et surtout compréhensible par le plus grand nombre. Dans les grandes lignes, il s’agit donc dans un premier temps de développer l’objectif du débat, de présenter les instruments nécessaires pour la compréhension des nombreux enjeux, d’avancer les éventuelles formes de transition et de préciser les situations des différents acteurs. Pour coordonner cette démarche, un Secrétariat général est ainsi créé, afin de produire une synthèse globale de chacun des thèmes précités. Après sa rédaction, le groupe d’experts est sollicité pour une relecture objective de toutes les informations rapportées. Finalisé début mars, le document prenant le nom de « socle de connaissances », est mis à la disposition des citoyens qui peuvent le consulter via les sites officiels.

Un socle de connaissances pour la mobilisation et la participation de tous les citoyens

Le socle de connaissances se veut être la base commune pour que tout un chacun soit mobilisé sur les enjeux de la transition énergétique. Le dossier dresse dans un premier temps l’état des lieux du paysage énergétique dans l’Hexagone, sans oublier de faire de même pour le Vieux Continent ainsi que pour la planète entière. Ensuite, les habitudes de consommation actuelles y sont bien présentées, tout comme leurs répercussions transversales : leurs enjeux économiques, sociaux ou environnementaux. À la lecture des analyses précédentes, la raison pour laquelle l’Hexagone doit s’empresser de mettre en œuvre sa politique de transition énergétique est ainsi facilement admise. Ensuite, le document détaille les défis déjà fixés par le pays à travers ses différents engagements : tableau des objectifs, cadres juridiques, national et international, sans oublier de poser des questions autour de la maîtrise de la consommation d’énergie ou encore de l’équilibre du mix énergétique. Enfin, le socle de connaissances détaille l’organisation et les étapes concrètes du débat national.