Où sont les femmes dans les entreprises technologiques ?

femmesLe 5ème rapport annuel de la banque de la Silicon Valley intitulé « Innovation Economy Outlook » est sorti et cette année, la SVB a choisi de se concentrer sur un sujet en particulier : la représentation des femmes à des hauts postes de direction dans les entreprises technologiques.

Les résultats de l’enquête menée auprès de 1200 dirigeants ne sont pas étonnants : moins de la moitié des entreprises de technologie ont des femmes dans les organes de direction ou au conseil d’administration. Seul le sud est des Etats-Unis passe au dessus de la barre des 50% alors que la moyenne du pays tourne autour de 45%. L’Europe est à 50%, l’Asie à 56% et les quelques régions du monde les plus innovantes atteignent 58%.

Ceci étant, l’enquête comporte un biais par rapport à la question posée : « Avez-vous au moins une femme dans les hautes sphères de l’entreprise ? » met dans la même catégorie les entreprises qui n’ont qu’une femme et celles, comme quelques start-ups qui en ont 90%.

De meilleurs résultats en Europe qu’aux Etats-Unis

Il apparait qu’en Europe, les femmes seraient plus présentes du fait de l’intégration de politiques familiales dans l’entreprise avec, par exemple, des horaires plus flexibles pour les mères… et les pères. Ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis, où les femmes sont en général embauchées dès leur sortie du collège ou de l’université à des niveaux médians et où leur carrière est bloquée dès lors qu’elles choisissent de devenir mère. Pourtant, un nouvel élan de transparence émerge aux Etats-Unis où des entreprises très influentes comme Facebook, LinkedIn, Google et Yahoo ont reconnu qu’elles manquaient d’une réelle politique par rapport à la diversité.

D’autre part, les Américains ne recrutent pas autant de femmes d’un secteur à l’autre et ne les traitent pas de la même manière. Le secteur de la santé tient la tête avec 56% des entreprises ayant au moins une femme dirigeante. Mais derrière, on trouve les entreprises de logicielles (44%), de matériel informatique (36%) et les cleantech (35%). La taille des entreprises est aussi un facteur discriminant. Les grandes entreprises ont des femmes à leur tête tandis que les start ups n’en ont que rarement. Dans le cas des grandes entreprises, on trouve surtout des femmes à la tête des filiales à l’étranger (49%) tandis que la moyenne nationale reste à 44%.

Pour remédier à cette situation, la SVB souhaite s’engager dans la promotion des femmes à des postes de direction et a fait réaliser une vidéo en 5 parties basée sur des interviews de femmes qui racontent leur parcours et leurs « best practices ».