L’économie positive en action

economie positiveFin septembre s’est tenu au Havre le forum de l’économie positive. L’occasion de faire le point sur ce concept, pas aussi flou qu’il n’en a l’air.

Faire de l’économie positive, c’est le fait de travailler, produire, oeuvre dans l’intérêt des générations futures. Cela suppose de réfléchir chaque action selon plusieurs dimensions : son impact sur le long terme et sur les futures générations, et sur de nombreux terrains comme celui de la dette publique, de l’environnement et du climat ou encore celui de la cohésion sociale ou de la place des femmes.

Par rapport à la notion de développement durable, l’économie positive est donc plus large. Le terme a été lancé par le cabinet BeCitizen en la personne de son président Maximilien Rouer. L’objectif est de restaurer l’environnement grâce à une autre vision de l’économie qui est forcément plus ambitieuse. L’économie positive prône l’innovation dans la productivité des ressources comme dans leur revalorisation. Elle doit aboutir à la restauration du capital naturel grâce à l’économie des ressources (énergie et matières premières) et des services (stockage du carbone, recyclage des déchets, traitement de l’eau…).

L’économie positive s’applique à de nombreux secteurs d’activité. Les plus évidents sont les transports, le bâtiment, l’agriculture, l’énergie ou encore les biens de consommation courante. Dans l’industrie alimentaire par exemple, la démarche doit aboutir à des produits respectueux de l’environnement tout en étant de haute qualité nutritionnelle et gustative. Elle doit réconcilier l’environnement, la santé publique et la croissance. Y parvenir pour une entreprise, c’est avoir un avantage concurrentiel certain.

En écrivant l’essai « Pour une économie positive » en 2013, Jacques Attali a pris le parti de proposer des voies de sortie de crise grâce à ce nouveau modèle :  » Une économie où les richesses créées ne sont pas une fin en soi, mais un moyen pour servir des valeurs supérieures, altruistes. Une économie au service des générations à venir, et qui favorise une croissance responsable, durable et inclusive. Une économie respectueuse de l’environnement, qui sera, enfin et avant tout, au service de la société » peut-on lire dans la présentation du livre. Depuis la tenue des premiers états au Havre en septembre 2012, Jacques Attali anime un groupe de réflexion sur l’économie positive. Le résultat des échanges entre intellectuels, syndicats, acteurs publics, entreprises et ONG, étudiants et experts de la pensée économique ou de l’action publique sont consignés dans cet ouvrage et débouchent sur des proposition pour faire advenir l’économie positive.