Un premier pas pour le Fonds vert pour le climat

Fonds vertLe Fonds vert pour le climat (FVC) a réussi à lever 9,3 milliards de dollars pour aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement climatique. Une avancée sans précédent.

Ayant pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés vers les plus vulnérables pour les aider à combattre les effets du changement climatique, le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier dépendant de l’ONU et rattaché à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Il a été officiellement lancé en 2011 et est composé de 24 membres. Pourtant, ce fonds était resté très peu actif jusqu’à aujourd’hui.

Lors de la première réunion de capitalisation du fonds, qui a eu lieu ce 20 novembre à Berlin, ce ne sont pas moins de 21 pays qui se sont donc engagés à verser un montant total de 9,3 milliards de dollars, soit 7,4 milliards d’euros. Et les contributions ne devraient pas s’arrêter là : une nouvelle réunion de la Conférence de l’ONU sur le climat qui aura lieu début décembre à Lima devrait permettre de nouvelles annonces et des grandes entreprises ainsi que des fondations pourraient être sollicitées pour contribuer également.

Aujourd’hui, ce sont les Etats-Unis le contributeur le plus important, ayant apporté 3 milliards de dollars. Le Japon est le 2ème avec 1,5 milliard, puis vient la Grande-Bretagne (1,2 milliard). La France apporte quant à elle 1 milliard de dollars. Cependant, malgré le fait que ce fonds ait réussi à obtenir un premier très bon résultat, la somme récoltée devrait avoisiner les 15 milliards de dollars, selon l’ONG Oxfam France qui relève que plusieurs pays comme l’Australie, l’Autriche ou encore la Belgique n’ont pas encore contribué.

Le but fixé par les Etats au sein du Fonds est de réussir à le financer in fine à hauteur de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020. Un objectif qui a suscité de vives polémiques parmi les Etats compte tenu du contexte économique de nombre d’entre eux. Les représentants du Fonds restent pourtant optimistes, envisageant par exemple la création d’une taxe sur les transactions financières. Optimistes, dans un environnement qui lui, est alarmiste quant aux conséquences de la hausse des températures. Selon les experts du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, il est impératif de limiter la hausse à 2° maximum sous peine de dérèglements majeurs partout sur la planète.