Conférence internationale finance et climat

Finance et climatLe Climate Finance Day, une conférence internationale Finance et climat était organisé par Paris Europlace le 22 mai au siège de l’Unesco, à l’initiative de la Caisse des Dépôts et de la Banque européenne d’investissement (BEI).

A quelques mois du sommet mondial sur le climat de Paris, on évoque les milliards de dollars qui seront nécessaires pour limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés. Conscients de cet enjeu, un nombre croissant d’acteurs privés de la finance à travers le monde se mobilisent pour réorienter les capitaux vers une économie moins émettrice de carbone et prospère à long terme. Le 23 septembre 2014, le Climate Summit des Nations Unies a donné la mesure de leurs engagements.

Mais pour compléter l’agenda du secteur financier en faveur du climat, il importe de répondre à la question « Comment ? » tout autant qu’à la question « Combien? ». Sur ce sujet, s’appuyant sur les acquis de l’investissement socialement responsable, l’industrie financière connait en ce moment des débats et discussions techniques déterminants. De nouveaux concepts permettent de mieux apprécier les risques dont est porteuse une économie fortement émettrice de carbone, ainsi que les opportunités offertes par une économie plus verte. Des investisseurs pionniers font évoluer leurs portefeuilles, tandis que des banques, des compagnies d’assurance et plus largement l’industrie financière, créent de nouveaux outils. Pour faciliter cet engagement, plusieurs pays ont mis en place des cadres politiques et de régulation novateurs.

Le Climate finance Day « How to shift the trillions? » a eu pour objectif de faire le point sur ces débats entre acteurs de la finance et de mettre en évidence les politiques financières qui permettraient d’accélérer leur implication en faveur du climat. L’évènement s’est tenu le 22 mai au siège de l’Unesco à Paris, durant la Climate Week, au lendemain du Business&Climate Summit consacré au dialogue entre les entreprises et les décideurs politiques.

A propos de cette conférence, le Journal de l’Environnement relève que « Peu d’entreprises connaissent l’impact de leurs activités sur le climat, et donc les leviers à actionner pour les réduire. Et pour cause, à l’exception des lois Grenelle françaises, rares sont les législations qui les obligent à mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre directes et encore moins à évaluer l’impact carbone de l’utilisation de leurs produits. Les agents de la régulation économique ne les y incitent pas davantage. La plupart des autorités financières et des agences de notation se contrefichent des performances carbone des entreprises cotées. »