La commission européenne prône des sanctions contre l’acier chinois

acier chinois

L’acier chinois continue sa lancée sur le marché européen avec des prix de plus en plus compétitifs. Cette croissance des chinois représente une menace très sérieuse pour l’industrie de la sidérurgie en Europe. Conscient de ce danger qui peut avoir des répercussions sévères sur les emplois en Europe, les élus prévoient des mesures pour régler la situation.

Prendre « au sérieux » les difficultés de l’acier européen

Les géants de l’acier européen continuent de voir leurs ventes sombrer face à l’acier chinois qui est beaucoup plus compétitif. Face à cette situation, la commission de l’union Européenne est en train de réfléchir sur un plan pour contrer l’avancée des chinois sur le marché de l’UE. Des mesures sont prévues contre le « dumping de l’acier chinois » affirme Jean-Claude Juncker, le président de la Commission de l’UE. Ces mesures auront comme objectif de renchérir les coûts de l’acier chinois afin de permettre à l’industrie de la sidérurgie européenne de pouvoir faire face à cette rude concurrence chinoise. Devant le parlement européen, Jean-Claude Juncker a soutenu que les difficultés de la sidérurgie en Europe « doivent être pris au sérieux ».

Selon le président de la Commission, l’industrie de la sidérurgie en Europe est différente des autres industries de la zone, car elle regroupe des cadres supérieurs « hautement qualifiés », avec des technologies de dernière génération, employant plus de 360 000 employés. Il juge que l’acier chinois fera « l’objet d’une analyse » pour qu’ils sachent s’il existe une « sous-enchères et dumping » pour pouvoir se décider à prendre des sanctions.

Des mesures plus sévères pour contrer l’acier chinois

Le 15 mars dernier, une série de mesures à l’encontre de la sidérurgie chinoise a été exposée par la Commission européenne. Ces mesures, doublées d’un mécanisme de protectionnisme entreraient en vigueur si le taux des imports de l’acier chinois augmentait à un niveau élevé. Il y existe des droits anti-dumping plus sévères et une politique d’imposition immédiate de droits punitifs pour les produits d’import à prix trop bas.

Par ailleurs ces mesures ne semblent pas séduire certains élus européens. En effet Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie de la France, en visite au Parlement, juge que ces mesures ne sont pas satisfaisantes, en plus du délai trop tardif déjà. Le ministre français ne s’est pas gêné de critiquer la durée nécessaire pour que ces mesures anti-dumping entre en vigueur, à savoir 8 mois. C’est tout à fait plus long qu’aux États-Unis, où il faut s’attendre à seulement 5 mois. Le ministre soutient que l’acier chinois doit être taxé à 300 % comme c’est le cas en Amérique du Nord ; il déplore les 20 % maximum imposé en Europe pour l’acier provenant de la Chine.

L’industrie de la sidérurgie chinoise a connu un grand essor. Aujourd’hui les capacités de production d’acier de la sidérurgie chinoise sont à l’ordre des 350 millions de tonnes par ans. D’un autre côté, la capacité de production des industries européennes est estimée à 170 millions de tonne. Ce qui représente un grand écart.