L’aide à l’embauche aux PME, une solution efficace que sur le court terme

aide aux PME

Dès le début de l’année 2016, le gouvernement français a lancé un vaste programme pour venir en aide aux PME. Ce programme dénommé l’aide à l’embauche et tant salué par le Président François Hollande va prendre en charge toutes les entreprises qui comptent moins de 250 salariés et qui recrutent en CDD d’au moins 7 mois ou en CDI pour un salaire qui fait 1,3 fois le SMIC. Ces entreprises pourront profiter d’une subvention à hauteur de 4.000 € pendant 2 ans et générer 60.000 postes d’ici à la fin de l’année, ce qui fait que l’on note depuis sa mise en place plus de 580.000 requêtes au niveau de l’agence qui gère le programme ASP.

Un programme pour lutter contre le chômage

Trois mois après son lancement le programme « aide à l’embauche » commence déjà à donner les résultats escomptés. Déjà au niveau des entreprises qui remplissent les conditions du programme les recrutements en CDD connaissent une flambée de 12,4% tandis que les CDI n’ont eu qu’une hausse de 3,8%. Concernant les entreprises qui ne remplissent pas les conditions du programme on y note aussi quelques avancements au niveau des CDD avec +7,2% alors que pour les embauches en CDI, la hausse est de l’ordre de 2,2%.

Selon un communiqué de ce lundi de la direction générale du Trésor, ce programme engendrera une augmentation d’incorporations à hauteur de 110.000 étalées sur toute l’année. Donc pour le trésor toutes les conditions sont réunies pour faire de 2016 une année phare en matière d’embauches. Mais la seule erreur de ce haut service de l’État c’est qu’il ne prend en compte que l’année en cours oubliant la prolongation du programme par le Président Hollande en fin juin jusqu’en 2017.

Les limites de ce programme

Ce projet d’aide à l’embauche pour les PME règle rapidement et dans une moindre mesure le problème de l’emploi, mais sa faiblesse est qu’il n’est que temporaire. En effet, ce programme est mis en place dans le but de régler un problème à court, voire à moyen terme.

Son action ne va pas au-delà de cinq ans, ainsi à la fin du programme on risque au point de départ concernant la forte demande d’emplois dans le pays. Il y a un risque de vivre une situation pire que celle vécue avant la mise en place du programme. En effet, pour beaucoup d’économistes les 2 milliards pour le déroulement du programme menacent d’affecter dans le long terme les finances de l’État et accentuer le taux de chômage.