Le changement de métier en France, un problème majeur

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Le chômage connait toujours une évolution si l’on se fie aux chiffres de Pôle emploi. Toutefois, le problème majeur reste la reconversion des sans-emplois. Ces derniers éprouvent d’énormes difficultés pour une pour assurer une parfaite reconversion. Mais, ils peuvent tout de même compter sur l’appui d’ « Activity », une agence qui essaie de les assister.

Leïla, une Algérienne reconvertit à un autre métier

Leïla est une Algérienne de 41 ans arrivée en France en 2007. Avec son métier de coiffeur, elle parvient à obtenir du travail dans des salons. En 2015, elle ouvre son propre salon qui ne connait pas un grand succès. Au bout de six mois, son entreprise fait l’objet d’une liquidation. Mère de deux enfants et séparée, Leïla a du mal à réaliser son rêve d’enfant à savoir devenir coiffeuse.

Elle finit par avoir un contrat unique d’insertion qui lui sera proposé par les services sociaux de Poissy (Yvelines) et devient « agent territorial des collectivités ». En octobre, elle entamera une formation avant de commencer dans les cantines d’un collège où elle fera le self-service et préparera les entrées. Ce contrat aura une durée d’un an. Face à cette situation, elle ironise en affirmant que « ce n’est pas un chef cuisinier, bien sûr ».

L’appui de Pôle emploi et d’« activity »

Un demandeur sur trois change de métier pour obtenir un emploi. C’est ce qui ressort de l’étude sortie en 2014 par Pôle emploi. Philip Pascal, directeur de l’agence « Activity » rencontre des cas pareil tous les jours. Cette agence mise en place par le département des Yvelines assure une mission d’accompagnement de 3.000 bénéficiaires de revenu de solidarité active (RSA) afin qu’ils obtiennent un emploi d’ici 2017. Il soutient tout de même qu’il y a des difficultés dans le cadre des reconversions.

En fonction de leur formation, sa structure tente de fournir le choix le plus diversifié possible. Toutefois, face aux nombreuses difficultés, Pôle emploi et les acteurs sociaux des Yvelines appuient les bénéficiaires de RSA et les demandeurs d’emploi en leur soutenant dans l’élaboration de leur projet professionnel. Pour Olga Ernoux, conseillère en insertion à Poissy, la formation est importante dans le cadre de la réorientation. Et pour cela, il faudra un financement. Le plan 500.000 emplois arrive tout de même relever un peu le défi.

Oublier son ancien emploi pour réussir sa reconversion

Pour bien assurer sa reconversion, il serait préférable de tirer un trait à son ancien emploi. Chose qu’acceptent certains chômeurs. Mais pour d’autres, les choses sont plus difficiles. Mylène Lebreton, travailleuse sociale à l’espace d’action sociale de Poissy, précise qu’il y a des personnes qui s’attachent à leur identité professionnelle et il est important pour sa structure de les aider à ne pas rencontrer encore plus de difficultés.

L’exemple parfait, c’est celui de Mohamed. Cet homme qui faisait des missions de cariste en intérim pour du fret aérien à l’aéroport Roissy Charles de Gaule est devenu aujourd’hui agent d’entretien en collège. Il y effectue 30 heures par semaine et touche à peu près 830 euros par mois. Avec ses 52 ans, il garde toujours l’espoir de retrouver son ancien emploi.