« Le .taxi », nouvelle application de l’Etat à Paris pour bloquer les VTC

le-taxi

« Le .taxi », la nouvelle application servant à louer les services d’un taxi, démarre à Paris. Le gouvernement a réalisé cette plateforme en vue de faciliter le transport urbain par la location de taxis avec des codes empruntés aux services VTC. Les résultats enregistrés montrent environs 20.000 opérations effectuées dans les villes où le service est actif.

Une application très fonctionnelle

La nouvelle application permet de louer les services d’un taxi. Elle sera lancée par le secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies mardi à Paris. Pour marquer le départ de son utilisation par les citadins, il contacte lui-même via son smart phone un taxi disponible dans les environs. Le trajet effectué par le véhicule (étant dans la base de données de l’application)  s’affiche sur le téléphone et le secrétaire en déduit son arrivée (juste quelques secondes après demande) à environ deux minutes.

La plateforme permet de réunir la demande (les clients) et l’offre proposée par les différents exploitants de taxis (inscrits dans le projet) directement par l’application pour smartphone. Il suffit de faire un signalement sur le réseau, ensuite l’application présente l’ensemble des véhicules situés dans le périmètre avant d’envoyer une demande et un chauffeur prend la course dans l’instant. Les usagers ne perdent plus ainsi de temps à attendre un taxi libre. On chiffre actuellement dans les 7.000 le nombre de conducteurs de taxi déjà adhérant au programme.

Des prix très compétitifs

Depuis le mois de mars, on compte dans les 20.000 courses faites grâce à la réservation par l’application « Le .taxi ». Deux importants changements s’en dégagent pour le client : pas de frais à l’approche et évaluation du service effectué. Ces deux fonctionnalités sont vraiment semblables à celles utilisées dans les programmes de véhicules de transport avec chauffeur (VTC).

Isadora Verderesi, ex-représentante de Tedy Cab (logiciel de filiation utilisant la plateforme), déclare que « Le .taxi » est un moyen de remettre à niveau les tarifications par rapport à d’autres sociétés (Uber entre autre) concernant les courses d’approche. Selon le porte-parole d’Alpha Taxi (société de location de taxis), la libre utilisation des données numériques ou open data permettra de rétablir une concurrence saine dans le marché. Il ne reste plus qu’à recruter un grand nombre de conducteurs dans la plateforme numérique. Le secrétaire d’Etat aux Transport ajoute qu’il faudrait se demander de quelle manière les usagers pourraient réagir devant l’application ; le projet ne peut être qu’un succès pour lui,  cependant il reste à travailler à son expansion.

Dans ce sens, la Fédération nationale des artisans du taxi fait la promotion de la plateforme en invitant de nombreux chauffeurs à acquérir l’application gratuitement. « Le .taxi » a été développé par une « start up » du gouvernement par l’aval de la loi Thévenoud du 1er octobre 2014. Depuis mars, les villes de Montpellier, Marseille, Aix-en-Provence, La Rochelle, Rennes et Paris ont accueilli au fur et à mesure le service proposé par la plateforme.