Les contrats à Impact Social, enfin une réalité en France

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Avec les nouveaux contrats à impact social, le financement des programmes sociaux est désormais possible. Ce sont de petits fonds destinés à booster l’économie des quartiers prioritaires et des zones rurales. Ce jeudi 24 Novembre, on assiste aux premières signatures dans l’hexagone.

Ce concept est loin d’être une création originale française, il est traduit de l’anglais pour designer des accords de levée de fonds à caractère social: Terme qu’ont déjà adopté d’autre états. Cet outil a pour principal objectif d’amener les investisseurs privés  tels que les banques, les fondations etc. à financer les acteurs sociaux comme les associations, les entreprises solidaires…

L’investisseur peut obtenir de l’Etat une prime de risque mais seulement si le projet réussit avec les objectifs et critères convenus au début. Au cas contraire, le bailleur court le danger de perdre partiellement ou même totalement son investissement. Néanmoins, une étude est faite au préalable par un auditeur externe.

Au mois de mars, une demande de soumission avait été lancée par Martine Pinville, Secrétaire d’Etat Français de l’économie des affaires sociales. Parmi les vingt projets déposés, cinq en ont été retenus. D’après l’entourage de Mme Pinville deux d’entre eux serait lancés très bientôt et les trois autres aboutiraient certainement en 2017.

Financer et Accompagner 500 personnes en trois ans !

Parmi tant d’autres, deux projets seulement ont retenu l’attention des investisseurs. Il s’agit de ceux de l’Adie et d’Impact Partenaire. Ce jeudi à Bercy, ces deux associations auront la chance de signer leur premier contrat  en présence du président de la République Française.

L’activité motrice du projet de l’Adie est d’accompagner financièrement  les populations rurales isolées. Cette activité avait été commencé par l’association depuis 1989 en proposant des microcrédits à des individus dont l’accès aux prêts des établissements financiers est difficile voire impossible afin qu’elles puissent entreprendre et sortir du chômage.  Le sud, le sud-ouest et le centre-est de la France sont les trois zones ciblées à cet effet.

D’après Céline Ponsero, responsable des partenariats privés au sein de l’Adie, l’association a pour objectif de soutenir 500 personnes en trois ans et de stimuler l’économie des villages en créant de l’activité. Différents investisseurs, principalement français ont manifesté leurs intérêts vis-à-vis de ce contrat estimé à 1,5 milliards d’euros pour l’Etat.

Soutien économique des zones en difficultés

L’autre projet sélectionné et proposé par l’association Impact Partenaire, quant à lui, propose un accompagnement à la revalorisation et la stimulation de l’économie de ces localités en difficultés.

A l’aide du fond d’investissement Impact Academie et avec le soutien de partenaires, ce projet pourra identifier, former et accompagner gratuitement les candidats et futurs entrepreneurs des localités ciblées.  Des zones très démunies qui renfermeraient environ 1292 quartiers du territoire français sans existence aucune d’activités génératrices de revenus dignes de ce nom.

Selon Mathieu Cornieti, l’influence de ces zones serait d’une importance capitale et serait source de nombreuses créations d’emplois. Dans seulement cinq ans, 250 mini entreprises seraient créées et généreraient environs 1.000 à 1.500 emplois.

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