La Banque Centrale Européenne garde inchangée sa politique monétaire

BCE

Depuis 2008 et la lourde crise financière que le monde traverse, l’économie du vieux continent n’avait pas connu une croissance plus ou moins régulière que celle qu’on enregistre. Malgré cela, la Banque Centrale Européenne (BCE) n’a pas apporté des modifications dans sa politique monétaire. Son président est d’ailleurs affirmé qu’aucune urgence ne nécessitait que le sujet de ses biais accommodants soit posé lors de leur réunion. On note également que les interpellations des allemands au sujet de la stimulation de la monnaie unique n’ont pas trouvé d’écho favorable.

Le processus d’achats d’actifs toujours en place

Le processus d’achats d’actifs initié par la BCE se poursuivra au terme de cette année encore. Pendant que ces principaux taux restent la même, ce programme se poursuivra avec une fréquence de 60 milliards d’euros chaque mois. Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne a laissé entendre en conférence de presse que l’économie européenne (Zone euro) affichait des bons signes de reprise.

En dépit de cette reprise progressive, le Président a ajouté que tous ces éléments ne sont pas suffisants pour décider d’une quelconque modification des politiques en cours. C’est d’ailleurs ce qui justifie que le sujet ses biais accommodants n’a pas été évoqué.

La Banque Centrale Européenne n’est pas la seule a avoir fait ce choix de maintenir en l’état ses diverses politiques. On note aussi qu’au Japon, la Banque Centrale a maintenu tel son programme visant à redresser quantitativement et qualitativement sa monnaie. Même son de cloche en Suède où sa Banque centrale a revu à la hausse le programme déjà en cours de plus de 15 milliards de couronnes, soit environ 1,56 milliards d’euros.

Toutefois, beaucoup d’analyste voient dans le passage au second tour d’Emmanuel Macron, une possible amélioration de la zone euro, lui étant un partisan de l’Europe.

Le risque de déflation est quasi nul

Le Président de la Banque Centrale Européenne avait expliqué que les risques liés à une déflation dans la zone euro avaient aujourd’hui quasiment été effacés. Il faudrait aussi souligner que la présence d’un candidat favorable à l’Europe comme Emmanuel Macron, au second tour de l’élection présidentielle en France, est un levier qui favorisera certainement un biais plus avantageux.

En dépit de tous ces éléments, on doit admettre que les gouverneurs présents au sein du Conseil qui les regroupe préfèrent rester prudents. Ils gardent notamment à l’esprit l’ensemble des difficultés que la zone a connu dès l’année 2008, période depuis laquelle la croissance de la zone euro est assez faible. Beaucoup d’éléments pourraient disparaitre dès le début du mois prochains.

Comme le confirment certaines sources, il serait possible que les risques menant à une baisse de l’économie ne soient plus évoqués, ou encore que les menaces sur les potentielles baisses de taux soient elles aussi retirées. Rappelons que le mois passé déjà, une mention faisant état d’une volonté de la part du Conseil des gouverneurs à user de tous les leviers possibles en vue, avait été retiré par la BCE.

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