Une amende de 2,4 milliards d’euros infligée au géant américain Google par l’UE

Google shopping

Il s’agirait de la plus grosse amende jamais infligée jusque-là par l’UE à un groupe américain, 2,4 milliards d’euros, c’est le montant exact de l’addition. Le tort reproché à Google serait d’avoir usé de son poids et de contrecarrer l’action de ses concurrents à travers son comparateur prix. Une décision qui est loin de faire l’unanimité d’autant plus que le géant américain prévoit de faire appel pour la révision de cette affaire qui est loin de connaître son apogée.

Une sanction aux conséquences lourdes

Jusque-là le record des sanctions était détenu par le géant américain des semi-conducteurs Intel, 1,06 milliard d’euros, c’était le montant exact de l’amande infligée au groupe. Avec cette nouvelle sanction attribuée à Google, le record semble être largement battu. Une addition excessivement salée qui commence à faire ses effets, d’autant plus que cette amande représente 13% des bénéfices net hors exceptionnels de Google lors de l’année écoulée. Un total chiffré à hauteur de 0,4 % de sa capitalisation boursière estimée à quelque 665,57 milliards de dollars.

Mais aussi, il faut souligner la dégringolade de l’action d’Alphabet chutant de 1,3 % à 940 dollars dans les transactions avant-bourse de wall-street. Une situation assez délicate qui pousse le géant américain à vouloir faire appel de cette décision. A travers un communiqué effectué par le directeur juridique du groupe, Kent Walker, Google réfute catégoriquement la sanction et parle d’une injustice, car selon Kent Walker, les enquêtes intentées à l’endroit de Google n’ont fait que prouver l’efficacité du moteur de recherche qui proposait aux utilisateurs des solutions faciles et directes concernant les produits dont ils avaient besoin.

Un dossier qui est loin d’être bouclé

Après la plaidoirie du groupe américain, c’est au tour de l’Exécutif européen d’apporter ses arguments. La remarque est sans équivoque, Google est reproché d’avoir abusé de sa suprématie sur le secteur des moteurs de recherches en faisant la part belle à outil de comparaison dénommée Google Shopping. Un acte qui selon Margrethe Vestager (commissaire européenne à la concurrence), va à l’encontre des règles européennes qui codifient la concurrence. Google est reproché de noyer la concurrence, et par-dessus tout de restreindre les champs de possibilité des utilisateurs avec un plateau de service reconfiguré, empêchant les utilisateurs à pouvoir explorer d’autres options pour en tirer profit.

Un mécanisme longtemps dénoncé par beaucoup de concurrents dont le site américain Yelp, le moteur de recherche britannique spécialisé dans la comparaison de prix Foundem, TripAdvisor, pour ne citer que ceux-là. Saisissant la balle au rebond, la Commission européenne avait à l’époque décidé de se pencher sur l’affaire ce qui a conduit à cette sanction. Une autre enquête commanditée en 2013 avait permis la signature d’un accord entre Google et les autorités américaines, exigeant du géant américain de stopper immédiatement la suppression des commentaires et autres informations émanant des sites concurrents à propos de ses produits. A ce jour deux autres enquêtes seraient ouvertes contre Google à qui il est également reproché de recourir à Android pour endiguer l’activité de ses concurrents, la même remarque lui est fait à propos de sa plateforme publicitaire Adsense, que beaucoup considèrent comme un obstacle à la concurrence concernant surtout le domaine de la recherche sponsorisée.

 

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